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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 21:36

Ferry au depart de Manly

Adélaïde n'aurait pu rêver mieux. La métropole tranquille du sud de l'Australie, peu connue à l'étranger, se retrouve au coeur d'un phénomène médiatique. Cette année, 400 journalistes sont venus couvrir le Tour Down Under (du 19 au 25 janvier) retransmis auprès de 150 millions de spectateurs à travers le monde. Car c'est ici, pour la 11e édition de cette course intégrée au ProTour en 2008, que Lance Armstrong a choisi de faire son retour, avec sa nouvelle équipe Astana.

"Voyons ce qui se passe dans le football"
"Nous devons nous souvenir ici qu'il ne s'agit pas d'une controverse dans le cyclisme, mais d'une polémique qui concerne le sport en général. Voyons ce qui se passe dans le tennis et le football et dans tous les milieux concernés", a déclaré Lance Armstrong, samedi 17 janvier, après l'annonce de la réouverture du dossier Puerto par la justice espagnole. En mars 2007, un juge avait classé l'enquête sur le présumé réseau de dopage sanguin du docteur Eufemiano Fuentes.

 
Après trois ans d'absence, l'Américain semble avoir ici un statut de demi-dieu. Les tramways de la ville affichent son portait tandis que la Cancer Council Classic, le critérium auquel il a participé dimanche 18 janvier, a attiré 139 000 spectateurs, soit 40 000 de plus qu'en 2008. " Lance dépasse le cadre du sport. Il est venu dîner avec son équipe l'autre soir, tous les cyclistes le regardaient. C'est une grande attraction", commente l'ancien champion de France Florent Brard, de l'équipe Cofidis.

Rien que de très normal pour " le maître du cyclisme", comme l'appelle le quotidien local The Advertiser. " Le dieu du cyclisme", affiche carrément The Australian. " Je ne m'attendais pas à autant d'attention, mais c'est bon pour le cyclisme et c'est bon pour mon message sur la lutte contre le cancer", a déclaré le controversé septuple vainqueur du Tour de France.

Des soupçons de dopage, on ne parle guère ici. Vu d'Australie, ce serait une invention de Français grincheux. " Vous pensez que c'est parce qu'il est américain que les Français ne l'aiment pas ?", interpelle un fan, qui attend patiemment son idole au pied de son hôtel. " Bien sûr, le show est important pour les Australiens, mais Armstrong perdrait le soutien du public s'il était avéré qu'il est coupable", estime Rick Sarre, professeur de droit du sport à l'université d'Australie du Sud. " Je pense qu'il était dopé, c'est un sport tellement difficile. Mais je le soutiens car il est revenu après son cancer", juge Sonia, une spectatrice.


CIRQUE MÉDIATIQUE


Interrogé sur ses rapports avec les Français, Lance Armstrong a promis que tout allait bien désormais. Diversement apprécié en Europe mais adulé en Australie, le Texan a pourtant affirmé ne pas être en mesure de remporter la course. " J'ai bu des bières durant trois ans", s'est-il amusé. Le cycliste, victime d'un cancer en 1996 - depuis, il a créé la Fondation LiveStrong -, affiche comme objectif principal de son retour la lutte contre le cancer. Sur son vélo, il a fait graver 1 274, le nombre de jours passés depuis sa dernière course professionnelle, et 27,5 millions, le nombre de personnes mortes de la maladie durant la période. Le champion veut rencontrer Kevin Rudd, le premier ministre australien, pour plaider sa cause. Pour être présent à Adélaïde, l'Américain de 37 ans aurait reçu 1 million de dollars australiens (510 000 euros). Il reconnaît avoir été payé pour ses apparitions publiques. " Mais pas pour la course", assure-t-il.

Au sein du peloton, le retour de Lance Armstrong est diversement apprécié. Certains sportifs semblent enchantés, d'autres lassés du cirque médiatique. " Armstrong, toujours Armstrong, vous ne voulez pas parler du reste ?", s'irrite un coureur français. C'est en tout cas un coup de maître pour l'Australie. " Le nombre de nouveaux membres dans les associations locales de cyclisme serait en hausse de 30 %", explique Val Migliaccio, commentateur sportif de l'Adelaide Advertiser. Avec Armstrong, la patrie du surf et de la natation pourrait presque devenir celle de la petite reine.


PS: Mon point de vue se resume a le "Pire de la Crasse du Sport" adulee.
Dam's

Ferry a Circular Quay avec l'Opera en fond...

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Published by Dam's - dans lenortien
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commentaires

David Cormier 26/01/2009 07:47

 Un peu du même avis. Papier intéressant ne tout cas. Ici, on parle parfois de l'Australie : Vendée Globe, tennis, cyclisme, bientôt F1. Bref, à part le sport... Ah si, Australia !Sinon, depuis quelques semaines, y a une pub sur Yahoo pour l'Australie. Uluru, les Apôtres, un panneau routier avec kangourou et kolala défilent en photo. ça rappelle des souvenirs.